Les règles d’accessibilité des contenus Web 2.0 se détaillent en 11 règles et 61 critères de succès.
Je voudrais aborder ici l’un de ces critères intitulé « Information et relations » qui porte le numéro 1.3.1. Comme son identification numérique commence par le chiffre 1, ce critère se rattache au principe de la « perceptibilité ». La règle 1.3 se lit comme suit : Créez des contenus qui peuvent être présentés de différentes manières (par exemple une mise en page simplifiée) sans perte d’information ou de structure. Cette règle se décline elle-même en 3 critères de succès de 1.3.1 à 1.3.3.
Une fois ce critère situé dans son contexte, je vais tenter de mieux le comprendre.
Les règles et les critères de succès des WCAG 2.0 sont souvent de portée plus générale que ce que l’on pouvait lire dans la version 1.0. Cela tient au fait que la version 2.0 s’adresse à l’ensemble des technologies utilisées sur le Web alors que les WCAG 1.0 étaient beaucoup plus centrées sur les technologies HTML et CSS.
Avec le critère 1.3.1 - Information et relations, on atteint toutefois un plus haut niveau d’abstraction. En effet, si on dressait un tableau comparatif des deux versions des WCAG, on pourrait constater que le critère 1.3.1 est celui qui revient le plus souvent comme correspondance pour plusieurs points de contrôle de la version 1.0.
Le critère 1.3.1 se lit comme suit :
Information et relations :
L’information, la structure et les relations véhiculées par la présentation peuvent être déterminées par programmation ou sont disponibles dans le texte.
L’expression « peuvent être déterminées par programmation » signifient qu’un logiciel de lecture d’écran peut interpréter automatiquement « l’information, la structure et les relations véhiculées par la présentation ». Sinon, cette l’information, la structure et les relations doivent être disponibles directement dans le texte.
L’abondante documentation qui soutien l’édifice des WCAG 2.0 propose un découpage de l’information selon les rubriques suivantes :
Note : J’ai indiqué entre parenthèse les nombres qui s’appliquent au critère 1.3.1.
- L’intention ou, si vous préférez, l’objectif de ce critère ;
- Les bénéfices spécifiques attendus de ce critère (3) ;
- Quelques exemples d’application de ce critère (5) ;
- Les autres ressources disponibles à propose de ce critère (1) ;
- Les techniques jugées suffisantes pour appliquer ce critères (20) ;
- Les techniques supplémentaires qui peuvent être utilisées pour l’application de ce critère (7) ;
- Les erreurs communes à éviter (12) ;
- Les mots clés utilisés (4).
Pour les férus de statistiques, je mentionne que l’explication du critère 1.3.1 tient en près de 2000 mots. Si on y ajoute le contenu des 39 fiches sur les techniques et les erreurs à éviter, d’une longueur moyenne d’environ 500 mots, cela nous donne une documentation de plus de 20 000 mots. Il faut toutefois noter que chacune de ces technique ou erreur peut s’appliquer à plus d’un critère de succès.
Le document complet intitulé Understanding WCAG 2.0 compte près de 90 000 mots et l’ensemble des techniques et des erreurs communes, Techniques for WCAG 2.0, en compte 125 000.
On ne fait donc pas si facilement, ni si rapidement, le tour de la question et pour qui veut interpréter avec justesse et précision chacun des 61 critères de succès, il y pas mal de terrain à défricher. Derrière chacune de ces courtes exigences, se cache en effet pas mal de contenu à maîtriser.
Ce billet est le premier d’une série où je vous propose de plonger dans les WCAG 2.0. Dans le prochain billet, je tenterai l’exercice et je vous proposerai une compréhension du critères 1.3.1 – Information et relations.

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