Windows 7 offre des possibilités d'adaptation que Vista et XP n'offraient pas. Notamment, chaque session utilisateur peut avoir sa propre résolution d'écran et son propre facteur PPP, alors qu'avant, ces paramètres étaient liés à l'ordinateur entier. Ce qui est très utile, par exemple, pour une personne qui a besoin de modifier ces paramètres pour compenser son déficit visuel à l'écran et qui partage son ordinateur avec quelqu'un d'autre qui n'a pas ce type de besoins.

La loupe Windows vient désormais avec un zoom plein écran et une plus grande finesse dans ses possibilités d'ajustement. La pixelisation devient trop importante au-delà de 4x, mais en-deçà de ce facteur de grossissement déjà somme toute important, il est pensable d'en faire une utilisation au quotidien.

Comme sous Vista, les contenus de l'item « Tous les programmes » du menu « Démarrer » sont organisés sous forme d'arborescence et non plus en sous-menus imbriqués. Ce qui est beaucoup plus facile à utiliser pour ceux qui sont en moyen ou fort grossissement. Ce qui est également plus ergonomique, car le déploiement et la fermeture d'un niveau doivent être initiés par une action de l'utilisateur, comparativement à un simple survol du pointeur dans le cas d'une organisation en sous-menus. Genre d'automatisme qui a le don de dérouter les débutants et de passer inaperçu aux usagers en fort grossissement. Surtout lorsque, faute de place, le sous-menu s'ouvre à gauche plutôt qu'à droite comme c'est habituellement le cas.

Les vues de liste dans l'explorateur Window offrent un mode d'affichage de plus qu'auparavant. Ce nouveau mode, nommé « Contenu », permet d'avoir une liste qui n'est pas surchargée d'informations, qui s'affiche en une seule colonne, avec des espacements importants entre chacun des items et des icônes de grande taille. Pour ceux qui travaillent en moyen ou fort grossissement, il s'agit sans doute du mode d'affichage le plus intéressant.

Même s'il manque encore à notre avis un agenda facile à consulter et à annoter, les utilisateurs sont, dans l'ensemble, mieux servis qu'avant au niveau des applications de base. Le « Pense-bête », offert sous forme de gadget sous Vista, devient une application à part entière. Il permet de prendre des notes à la volée sans avoir à créer un nouveau fichier, puis à se soucier de lui trouver un nom et un endroit où le classer... et à se souvenir de tout cela par la suite. Bien mieux : on n'a même pas besoin de penser à sauvegarder ce qu'on y écrit. On ouvre, on tape autant de notes qu'on veut et on referme. Au moment de réouvrir, on retrouve toutes les notes qu'on n'a pas encore détruite. Un outil très intéressant pour ceux qui affectionnent les listes « À faire » (To do).

Dernier point, et non le moindre, Windows 7 vient avec un Wordpad entièrement revu et amélioré. Il vient avec un zoom intégré permettant d'aller jusqu'à 400 %. De plus, outre les formats RTF et TXT, il supporte maintenant le format DOCX et, à la grande surprise de plusieurs, le format ouvert ODT (Open Document Text) notamment utilisé par la suite bureautique OpenOffice de Sun MicroSystem, et ce, en lecture comme en écriture. Ce qui permet aux utilisateurs qui n'ont pas vraiment besoin de Word de pouvoir s'en passer sans craindre de se retrouver isolés.